Marçon Pendant que le vin se bonifie, les vignerons sont à la taille

Les vignerons de la Vallée du Loir profitent de la période hivernale pour préparer le prochain millésime. Sur les parcelles, ils s'affairent à la taille des ceps alors que dans les chais, le cru 2016 est mis en bouteille.

27/02/2017 à 17:40 par jimmy.charlot

La taille occupe les vignerons durant les longs mois d'hiver.  -
La taille occupe les vignerons durant les longs mois d'hiver.

L’effervescence des vendanges et le ballet incessant des tracteurs aux plateaux chargés de raisins tranchent franchement avec la quiétude hivernale qui règne au domaine de la Roche Bleue. Chez Sébastien Cornille, « la période est calme mais intense en prévisions », concède le vigneron.

prochain millésime

A cette époque de l’année, plusieurs tâches occupent les professionnels : la taille de la vigne, l’entretien des parcelles et la mise en bouteille.

Mais chez le vigneron bio, l’heure est plutôt à la préparation du prochain millésime.

Ce qui fera, tous l’espèrent, oublier le cru trop intime de 2016. « L’hiver est effectivement une période creuse pour les vignerons. Alors on prépare la nouvelle saison végétative. On fait de l’entretien des parcelles, on change le palissage, on taille. Ce qu’on ne fait pas le jour même peut être remis au lendemain »

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Sur les hauteurs de Marçon, le vigneron exploite en parfaite harmonie avec la nature 7 ha de vigne. Bientôt 9.

un geste manuel

La taille des pieds de vigne occupe tout de même bien l’homme.

« C’est quelque chose qu’on fait tous manuellement. Il n’y a pas de machine pour ça. Il faut compter 60 heures à l’hectare. »

Soit entre 3 et 4 mois pour faire le tour des parcelles à une seule personne.

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En revanche, au domaine de La Roche Bleue, il n’est pas question de mise en bouteille. A cette époque de l’année, dans le bio, « le vin se repose. Il est comme la nature. On attend le printemps pour l’embouteiller. Je veux élever mes vins le plus longtemps possible, entre 8 et 16 mois, pour jouer sur la profondeur du vin, développer les arômes secondaires et tertaires », ajoute Sébastien Cornille.

La période peut, en revanche, être propice à la mise en bouteille de millésimes plus anciens. C’est aussi une époque cérébrale pour le vigneron.

« En hiver, les journées sont plus courtes alors ça nous donne le temps de réfléchir au développement de l’exploitation, à son évolution. Cette année, détaille Sébastien Cornille, je vais investir dans du matériel de cave. Un pressoir, des fûts et des cuves. C’est de la programmation pour l’avenir. La démarche bio est plus qualitative et dans le long terme. »

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72340 Marçon

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